Je préfère le dissensus dur au caramel mou

Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio

Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »

dimanche 20 août 2017

Les conditions de notre reddition

J'ai présenté, voici quelques temps le travail de Dimítris Papaioánnou,  The great tamer, vu à Avignon dans la programmation du festival. Les danseurs sont dans une extraordinaire présence et synchronisation de l'oeuvre et chacun concourt à participer de cette complétude que l'on ressent dans leur posture et leur manière de se mouvoir.
Je vous propose cette vidéo extraite du spectacle Nowhere, scène principale de l'inauguration du Théâtre national grec d'Athènes dédié à la mémoire de Pina Bausch en 2009.
La vidéo est adaptée par la chaîne Youtube Athirst sous le titre The terms of our surrender.

Bon dimanche.



samedi 19 août 2017

Harry - Forever for now

Depuis la maison des Cévennes qui se tient hors du monde, j'apprends ce qui s'est passé à Barcelone, en Finlande... Tout cela ne s'arrêtera-t-il vraiment que lorsque l'Occident sera réduit en poudre ? La conscience réinventée d'une histoire biblique ou puisée simplement dans les profondeurs des racines chrétiennes ne vaut pas le plus petit épisode de la guerre de Troie...

Le bel Harry pour passer de l'instant à l'éternité.



jeudi 17 août 2017

Une affaire de genre

Je n'ai jamais été confronté aux difficultés qu'évoque Antonin Le Mée. Cependant l'impression qu'on appartient, toustoutes, à des catégories qui ne sont pas celles d'une norme idéale, est ressentie plus souvent qu'on ne le souhaiterait. Jolie présentation de ce sujet par ce garçon qui se dit lui-même, «intersexe».


mercredi 16 août 2017

Jean Giono taulard

Voici un très intéressant passage d'un entretien avec Jean Giono. Je ne reconnais pas l'interlocuteur. Est-ce Jean Carrière, le Prix Goncourt de L'épervier de Maheux, avec lequel il a passé de longs moments d'entretien ? Je ne reconnais pas vraiment la voix de Jean Carrière, et l'interlocuteur a peu l'occasion de parler face à un Giono bavard. Mais Giono reste cet illusionniste du verbe et du réel, qui transforme le lieu où il se trouve en laboratoire de découverte et d'expérimentation. A certains égards, Giono et Genet, qui n'ont que très peu de choses en commun, participent d'une même aventure face à la médiocrité du monde. Chacun en tire des conclusions, qui, tout compte fait, ne sont pas si différentes. Peut-être un jour quelqu'un s'aventurera-t-il à explorer dans leurs écritures respectives où se trouve le chemin qui les a conduits, l'un comme l'autre, à des errances, dans le confort bourgeois et provincial, tout modeste fût-il, de l'un ou dans le voyage perpétuel de l'esprit de l'autre, dans la recherche d'une terre perdue qu'il n'a jamais eue, jamais voulue.

Giono en prison : à l'écouter, on pourrait croire que la prison aurait quelques vertus. Ce serait hasardeux de le penser, d'autant plus que les prisons de l'époque de Giono ou de Genet, si elles étaient l'archétype de l'enfermement tel que Foucault a pu les décrire dans Surveiller et punir, pouvaient encore être du domaine d'une certaine forme de socialisation, même dans ses aspects les plus durs. Je ne crois pas, à une époque où les prisons relèvent davantage de la relégation des pathologies psychologiques que de la privation de liberté au titre de la punition, que les centres pénitentiaires actuels, devenus concentrationnaires, aient la moindre vertu. D'avoir laissé se dégrader la situation des prisons au point que la France a fait l'objet d'un rapport d'Amnesty International traduit suffisamment l'état moral du pays. Je reste persuadé que l'urgence absolue qu'il faudrait appliquer au système judiciaire, délaissé par l'actuel gouvernement dans la hiérarchie des priorités, qui relève de la volonté de violence sociale, reste, comme Michel Foucault l'avait montré, un moyen de coercition faisant de la prison un traitement social de classe.

Revenons vers Giono : il nous livre, toutefois, quelques clés de l'imaginaire et de la sublimation du réel par l'écriture. La prison ne fut pas l'un des sujets de son écriture, contrairement à Genet. Il montre, en tout cas l'une des voies de la poésie, que les deux écrivains ont partagée.


mardi 15 août 2017

Les bouquins de Pierre Bergé et Umberto Eco

Il y a quelques semaines, attendant un ami à Drouot, je regardais les ouvrages proposés par Sotheby's de Pierre Bergé, plus précisément consacrés à la musique. Mise à part une édition originale du Pèse-nerfs d'Antonin Artaud, peu de choses m'intéressaient. Et, de toute manière, à investir dans quelques bouquins rares, je n'achèterais pas ceux de Bergé. Je n'aime pas le bonhomme, suffisant, arrogant. Certes, ses choix esthétiques ont toujours été très sûrs. Ce n'est pas très difficile d'aimer les belles choses quand on possède de quoi se les approprier, de quoi constituer ce qui fait la différence de classe. Je fais partie de ceux qui se sont enrichis intellectuellement avec le Livre de poche et les collections à bon marché qui sont toujours dans ma bibliothèque. J'ai eu cependant la chance de dénicher quelques ouvrages très anciens et rares qui font aussi mon bonheur, et notamment  Le voyage du jeune Anacharsis, de l'Abbé Barthélémy. Un jour peut-être ferai-je un billet à ce sujet. En tout cas, étant donné qu'il n'a pas été réédité, les éditions originales restent le seul moyen d'accès au texte, mise à part l'indispensable Gallica.

En tout cas voici une discussion intéressante, éclairante, entre le regretté Umberto Eco, disparu en février 2016 et Pierre Bergé. L'un fétichise les livres ; pour l'autre les livres sont un moyen de prendre toute la distance par rapport à ce que l'on croit être le réel ou la vérité. Vivent les livres ! Il faut les aimer. On peut aussi les jeter, les donner. Et quand il n'y aura plus de livres, il faudra, comme les aèdes, apprendre et mémoriser toutes les pages. Je profite de ce billet pour rendre hommage à l'excellente émission du samedi sur France Inter dans laquelle Sylvain Tesson parle d'Homère, de l'Illiade et de l'Odyssée. Sylvain Tesson a parfaitement saisi les vertus de ce texte qui permet de comprendre l'intérêt des mythologies, du rapport des dieux aux hommes, de la fragilité des héros, de leur rage inextinguible. Il faut relire Homère, en attendant de devoir apprendre le texte et le dire pour partager avec le monde les raisons de ses plaisirs et de ses malheurs.


lundi 14 août 2017

Pierre Akendengué - Onaga are mie bia

Un certain été je revenais de Grèce. Mon esprit continuait cependant à errer, entre les chemins de Kalambaka, de Venise, Trieste ou Otrante. Il me restait la musique qui venait porter ses notes sur mes images persistantes. Sur France Culture, opportunément, Aris Fakinos œuvrait à faire mieux connaître les ressorts de la culture grecque contemporaine, le légendaire des kleftès, le chant byzantin. L'Afrique apportait également d'autres sons qui étaient de ceux qui renouvellent les matins du monde. Pierre Akendengué était dans ces moments où le ciel s’éclairait d'une immense lumière.


dimanche 13 août 2017

Dimitris Bassis - Drapetsona/L'évasion

Une soirée en hommage à Mikis Theodorakis, dans l'émission « Stin yghia mas  Στην υγεία μάς, A notre santé !» diffusée le 20 novembre 2010. On y aperçoit le regretté Manoulis Rassoulis.

Bon dimanche !

samedi 12 août 2017

Balbino canta Lluis

«I si canto trist...»

Balbino Medellin chante Lluis, Lluis Llach, dont les déclarations récentes au Parlement catalan paraissent plutôt surprenantes, non que son engagement pour la culture catalane soit nouveau, mais du ton autoritaire qu'en tant que député il a utilisé pour défendre le séparatisme catalan.

Ça ne change en rien ses prises de positions et son action en faveur des pays dominés d'Afrique. Laissons le temps faire les choses...

Cette chanson si ancienne maintenant n'est pas plus obsolète qu'Avec le temps de Léo Ferré. Balbino Medellín l'incarne magnifiquement. En souvenir de Cabu, le père de Mano Solo disparu lui également, avec qui Balbino avait chanté.

J'ai présenté il y a deux ans cette vidéo d'une rencontre entre Anouk Grinberg et Mano Solo; C'est ici.


vendredi 11 août 2017

Le garçon du Nord

Sur les photographies qu’il m’a confiées, son regard est comme réservé, sans trop oser s’adresser à la photographe qui a dû être, comme je le suis aujourd’hui, interpellée par sa beauté. Les photographies ont été réalisées en 1965. Il a alors vingt-deux ans. Ses cheveux sont courts, comme il se doit alors ; il a le menton un peu rond, des sourcils bruns qui surplombent ses yeux en donnant ce contraste qui lui fait de magnifiques pupilles bleues. Mais son regard reste timide, celui d’une jeune fille dans les portraits du XIXe siècle. Son nez, très droit, reste peu marqué, comme s’il n’avait jamais reçu de coup de poing, et comme si chaque mâle un peu rude savait qu’il ne devait à aucun prix toucher à ce visage destiné à faire savoir la douceur possible d’un jeune homme, simplement attaché à la lecture d’un livre, pensif, et ne connaissant pas encore les plaisirs érotiques que les mots consignés sont capables de déclencher. Les lèvres sont pulpeuses, et presque trop, appelant le baiser qu’on y a envie de déposer. La rondeur du menton n’a pas permis que s’y incruste une fossette, à peine esquissée. Les détails montrent le menton rasé de très près ; la lèvre supérieure est restée enfantine, alors que le menton traduit déjà son expression de jeune mâle.
Je reviens aux yeux sur lesquels insiste le très gros plan choisi par la photographe. Ils sont également restés ceux de l’enfance, ou encore féminins, cherchant ailleurs que dans la réalité de la pose pour l’objectif de l’appareil une échappatoire. Les yeux entraînent toute la tête vers une autre attitude, et la pose aurait pu être empruntée à Modigliani. De mâle, il a encore le léger bourrelet à la commissure des lèvres, dû à l’épaississement des poils de la barbe qui donne alors à la peau une ombre dans laquelle se lit le passage à l’âge adulte. Le clair bleu de ses yeux est celui d’un garçon du Nord, quand se sont mêlées au sang de ses ancêtres les traces d’hommes du Sud venus y exercer leur domination d’alors. Si le poil reste sombre, les yeux ont conservé la profondeur du regard seulement nécessaire pour contempler le ciel et indiquer vers quelles rêveries un garçon de vingt-deux ans est encore capable de se perdre. Quelle nuit de Shéhérazade les dernières lignes du livre racontaient-elles ? L’Orient décrit devenait-il alors le contre-pied des campagnes maussades de Charleville ou de Troyes ? Je crois que c’est Agnolo Cósimo, il Bronzino, qui, un des premiers, a utilisé la pose conventionnelle qui établit aujourd’hui la relation entre ce garçon et la photographe, un peu plus tard avec le peintre.

Sandro Boticelli - Portrait d'un jeune homme au chapeau rouge - 1477

Les dernières photographies de la série prennent davantage de recul, et le garçon, tête relevée, aurait pu déjà se retrouver dans un film de la Nouvelle vague. Il aurait raconté cette situation insolite qui le rendait objet du regard d’un peintre et de son épouse photographe. Dans l’atelier du peintre il devient alors le garçon assis, avec un livre sur les genoux, le bras droit posé sur l’accoudoir du fauteuil. Il est vêtu d’une chemise blanche dont les manches aux boutons fermés débordent légèrement sur les poignets. Le col de chemise paraît presque empesé, et laisse voir le nœud d’une cravate qui est restée celle des cérémonies adolescentes. Sur la chemise, un chandail sombre accentue les contrastes que l’appareil photographique a consacrés. Enfin ses mains ont saisi presque négligemment le livre, et les doigts fins maintiennent ouvertes les premières pages, serrées entre le pouce et l’index de la main droite tandis que la main gauche soutient la couverture ouverte.
Je ne vois pas le reste du corps sur la photographie. Il n’y a que ce visage qui se veut mystérieux, romanesque. Lui me parle d’une attitude qu’il voit romantique dans ces photographies prises il y a cinquante-deux ans. Demeure cette beauté, et j’aimerais qu’il me dise l’émotion qu’il ressent envers ce jeune homme qu’il était alors. La pudeur ou la réserve l’en empêchent. Il est aujourd’hui cet homme âgé, dont les yeux bleus paraissent légèrement délavés ; les cheveux sont blancs et les sourcils, parfaitement dessinés, sont devenus ces poils blancs, un peu hirsutes. Je n’ose imaginer ce que fut son corps qu’il a abandonné aujourd’hui. Je veux croire qu’il a connu les caresses de très beaux autres garçons, et que dans leur goût commun pour la beauté des corps et des belles choses, il a pu réunir dans le même temps les moments de partage que l’exultation des esprits et celle de sa jeune virilité ont pu faire se rencontrer.
Mais il ne m’en dit rien, ne m’en dira rien. Il reste ces photographies, seule complicité qu’il me concède, avec le portrait, que dans une improbable histoire de l’image des garçons, un visiteur pourra un jour rattacher à la peinture du Bronzino, de Sandro Botticelli ou de Raffaello Sanzio.


jeudi 10 août 2017

La modification

Michel Butor est décédé l'an dernier, le 24 août 2016. Il avait écrit La modification, livre qui fut publié en 1957. On considéra qu'il participait avec cet ouvrage à ce qu'on appelait « le nouveau roman ». Il avait trente et un ans en 1957, et sans doute avait déjà réussi en tant qu'écrivain le départ de cette métamorphose qui fait que l'écriture reste le sang régénérateur qui permet de sublimer les atrocités de la réalité.
La modification reste surtout ce que l'on a retenu de lui. Il faudrait sans doute considérer qu'il s'agit là d'un point de départ.

«Il y avait rue de Rivoli la même affluence de voitures qu'une demi-heure auparavant, mais, sur tous les pare-brise maintenant, les essuie-glaces frottaient leur éventail.
Vous avez demandé pour votre déjeuner, rue de Richelieu, dans un restaurant où vous aviez déjà eu plusieurs rendez-vous d'affaires, des spaghetti à la bolognaise, mais ce qu'on vous a apporté méritait-il vraiment ce nom, ou bien était-ce la solitude dans laquelle vous vous êtes senti soudain en les mangeant qui vous a empêché de les goûter, de les apprécier selon leurs mérites véritables ? Quant au café, alors qu'on vous avait assuré avec un sourire qu'il s'agissait d'express, on vous a apporté quelques minutes plus tard un filtre, un fort bon filtre c'est entendu, mais vous n'avez pas eu le courage d'attendre que la tasse soit pleine pour la boire en payant votre note. Si c'était pour vous nourrir ainsi, dans ces sentiments-là, était-ce vraiment la peine de ne pas rentrer chez vous, de compliquer, d'envenimer encore plus vos rapports avec Henriette par un inutile mensonge de plus ?
Il vous restait tune cigarette dans votre paquet de Nazionali, mais dehors il pleuvait si fort qu'elle s'est éteinte, et vous l'avez jetée sur la chaussée. Il n'était qu'une heure et demie, et vous n'aviez pas la moindre envie d'arriver à votre bureau avec vingt-cinq minutes d'avance, d'autant plus que si vous y aviez été seul vous auriez risqué de vous y endormir: quelque habitude que vous ayez des voyages en chemin de fer, même dans les confortables premières, ils vous fatiguent toujours et de plus en plus.»

La fascination que l'on peut éprouver pour beaucoup d'écrivains tient au style, évidemment. La trouvaille de Michel Butor consiste à s'adresser au lecteur en l'impliquant dans l'histoire : c'est bien le lecteur qui est mis à la place du narrateur par l'emploi du «vous». Il y a là un usage d'importance : outre celui des temps et de leur concordance qui pose souvent problème - l'un des pires étant l'usage du futur dans le passé, employé bien souvent de manière indue -, la manière dont l'écrivain raconte l'histoire à la première, à la deuxième, à la troisième personne reste l'empreinte de ce qui sera raconté. Il n'est pas neutre que ce choix du sujet pronom personnel dans la narration. Je ne vais pas disserter là-dessus et vous laisse avec le jeune Michel Butor, interrogé par Pierre Dumayet. Mais, parlant de la façon d'écrire, il me semble important de reprendre ce contre quoi je me suis à plusieurs reprises élevé dans Véhèmes : l'usage du pronom personnel «nous» pour raconter un événement. Ce n'est pas un hasard si l'extrême droite, dans ses slogans imbéciles, utilise cette manière de s'exprimer qui ne pense rien sinon vomir sa connerie crasse: «on est chez nous». Qui plus est, on a dans cette expression terrible l'utilisation de deux pronoms personnels, qui confondus, renforcent l'indéfinition, l'indétermination de celui qui veut exprimer ce sentiment de la plus grande indigence. «On», pronom personnel de la troisième, ce n'est personne, ce n'est rien, c'est encore moins que le «il» de l'expression «il pleut». Quant au «nous», profondément détestable, il renvoie aux meutes de loups qui ont toujours besoin d'un dominant pour permettre aux dominés d'exprimer leurs servilités aux maîtres. On ne fait aucune littérature en utilisant le «nous», tout au plus des slogans de partis politiques. Les Reums (Républicains en marche) en sont passés maîtres.



Voici l'émission de France-Culture qui a été consacrée à Michel Butor à sa mort

mercredi 9 août 2017

Théo

Théo Sarapo - La solitude

Théophanis Lamboukas fut le deuxième mari d'Edith Piaf. La légende disait qu'Edith ne devait pas conserver ses amours. Théo Sarapo, ce qui signifie "je t'aime" - σ'αγαπώ en grec - ne survécut que sept ans après la mort d'Edith, dont il faut rappeler qu'elle ne mourut que quelques heures avant Jean Cocteau. Ce fut un beau garçon, d'une haute attitude morale, qui s'occupa avec dévouement d'Edith, son aînée de vingt ans dévastée par la maladie. Destin brisé dont les Moires cruelles ont voulu qu'il conservât sa jeunesse et sa beauté...


mardi 8 août 2017

Walker Evans à Pompidou

Walker Evans (1903-1975) 'Alabama Tenant Farmer Floyd Bourroughs' 1936
Walker Evans (1903-1975)
Alabama Tenant Farmer Floyd Bourroughs
1936
Le Centre Pompidou présente une exposition du photographe Walker Evans. A ne pas rater ! J'y reviendrai. 

lundi 7 août 2017

Faites du trot

Eddy de Pretto est un artiste «ocni», objet chantant non identifié. Pour lui, il a une voix assurée, le sens du texte, une véritable présence en scène. Cette chanson Fête de trop, est assez curieuse, connotée gay, bien qu'il ne présente de manière apparente aucun des codes habituels. On ne va pas s'en plaindre, de toute façon. Eddy va évoluer bien évidemment, et abandonnera un jour cette manière épouvantable de s'habiller et de se contorsionner façon 49.3...


dimanche 6 août 2017

Je mens

Alain Bashung est regretté. J'aimais ses textes, son allure, un certain sens de la dignité.
La nuit, on peut mentir, comme dans le jour en plein soleil... Peut-on dire, avec le goût du paradoxe, que l'expression du mensonge s'inscrit dans la recherche d'une vérité indicible ?
Mais la saison du bac philo est passée !

Passez un bon dimanche.