Je préfère le dissensus dur au caramel mou

Je préfère le dissensus dur au caramel mou
Medusa – Il Caravaggio

Parfois on aimerait, face à la violence du monde, qu’un garçon vous prenne dans ses bras et murmure : « Ça ira, je suis là, on connaîtra des jours meilleurs… »

samedi 30 avril 2016

Lumière dans la nuit urbaine


Gay en tablier

L'excellent Guillaume Meurice est allé interroger des  vendeurs de daube. Surprise, le délirant André Manoukian, qui fait parfois des papiers sur France Inter accumulant les bêtises en matière de musicologie, était parmi les frangins au tablier.
Une question que Guillaume n'a pas posée : y a-t-il des gays parmi les frangins ? Sans doute  (j'en ai moi- même rencontré !)...  Comme quoi on peut aimer les lobbies de toute sorte !
J'en reste, quant à moi, à la conclusion de Guillaume !


jeudi 28 avril 2016

Brèves du matin



Afficher l'image d'origineSociété, tu m’auras pas

Hier à Cultura j’ai entendu une chanson de Renaud. J’avais cru, que comme pour Claude François, on était sauvé par le gong et par la picole. C’est raté. C’est même pire : la voix est éraillée, la diction est plus traînante que jamais, et le contenu est affligeant. Il dit : « Vous m’avez manqué. » Si c’est à moi qu’il parle, je le rassure : pas du tout. Finalement, est-ce que ça ne serait pas mieux qu’il se remette à boire ?


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Le petit stagiaire

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Dans le service, il y a un petit stagiaire, tout mignon, de beaux yeux bleus un peu verts, des cheveux noirs un peu longs. Il m’a demandé de lui corriger la traduction qu’il avait faite en anglais. Comme il y avait beaucoup de fautes, de frappe notamment, je me suis fait un plaisir de lui expliquer en quoi son texte devait s’échapper d’une traduction littérale à partir du français. Si j’avais eu moi-même un peu plus de temps, je crois que j’aurais volontiers prolongé la leçon. Il termine à la fin de la semaine prochaine. Je pense que je vais faire prolonger son stage, d’autant qu’on a besoin de traduire d’autres textes que je me ferai un plaisir de corriger.

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La grande raie publique

Afficher l'image d'origineJe n’ai pas eu le temps de parler de ce qui s’est passé et de ce qu’il y a encore place de la République à Paris, mais pas seulement à Paris. Je n’ai pu m’empêcher de rire, voyant Finkielkraut écumer de rage parce qu’il s’était fait sortir de ce lieu où les gens s’organisent de manière un peu foutraque, et c’est bien. En même temps, j’imagine que si des jeunes s’étaient pointés pour parler à son émission de France Culture, Répliques, le samedi matin, on ne les aurait sûrement pas laissés s’exprimer, puisque ce type autocentré sur la pensée ringarde n’a de souci que de faire taire les autres. Bref, il ne s’est rien passé, et c’est très bien ainsi.

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Lo torn de l’ase

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Voilà un moment que je n’ai pas conchié François Hollande dans mon blog. Ça ne me manque pas, mais comme maintenant c’est l’ensemble de la presse qui, jour après jour, relève les contradictions, l’absence de décisions, la lâcheté morale de ce type, parfait exemple de ce que mon collègue Emmanuel Todd appelle « catholique zombie », je n’ai plus besoin de le faire moi-même. Carnaval est passé, mais en guise de punition pour son absence d’éthique, ses manques de compassion pour les paysans qui se suicident, pour les réfugiés que la France n’accueille pas, pour les donneurs d’alerte (il a refusé d’accueillir Edward Snowden) mis en danger, etc., etc., je lui aurais bien fait faire le tour des usines fermées et des banques florissantes juché sur un âne, à l’envers, histoire de lui donner une autre vision sur le monde, cette fois bien décalée.